Dalibougou



20 juillet 2009

Voyage à Sikasso pour 9 enfants de Dalibougou

Pendant quelques jours à Sikasso, du 9 au 14 juillet, certains enfants de Dalibougou ont pu découvrir quelques merveilles de la nature de cette région et un peu plus de l'histoire de leur pays, de leur histoire...
Nous y avons été accompagnés et chouchoutés, il faut bien le dire, par Sounkalo Sanogo, un guide exceptionnel, un amoureux de sa région travaillant, entre autre, avec le voyagiste solidaire Vision du monde (www.visiondumonde.org), l'un de nos partenaires.
Au programme :
visites guidées,
baignades dans les cascades,
apprentissage de la vie en "petit comité" dans une maison d'hôtes louée pour la circonstance,
Quelques moments très privilégiés, en attendant les prochaines vacances, à Ségou, avec tous les autres enfants de Dalibougou.

12 juillet 2009

Pierre et Michèle, 2 semaines à Dalibougou pour un projet personnel

VENI, VIDI, MANSI.

NOUS SOMMES VENUS à Bamako fin février 2009 pour un voyage utilitaire. Nous avions quelque chose d’important à y faire. Des amis nous ayant parlé de Sinjiya-ton, il nous a semblé intéressant de loger dans un endroit où il se passait autre chose que la réception des touristes. Comme nous sommes plus intéressés par les rapports humains que par la simple contemplation des paysages ou des vestiges, le séjour dans un tel lieu nous semblait indiqué. D’emblée, l’accueil de Mamadou nous a mis à l’aise par sa franchise et sa clarté, ce qui n’est pas inutile quand on vient pour la première fois sur le continent africain.

NOUS AVONS VU et intensément regardé, en particulier l’organisation de la vie des enfants et des animateurs, mélange de rigueur et d’empathie sous une forme qui nous était jusqu’à là étrangère. Il est toujours instructif de confronter ses a priori plus ou moins inconscients à la réalité du terrain. Non, il ne va pas de soi d’accueillir des enfants livrés à eux-mêmes pour les aider à acquérir un statut, une autonomie. Dans le moment trop court passé sur place, nous est apparue la complexité d’une démarche qui doit constamment se confronter aux avancées, aux résistances, l’accompagnement d’un enfant n’étant jamais un parcours lisse et sans contradictions. Et tout cela est à l’œuvre à Dalibougou pour qui veut bien se donner la peine de bien observer. Nous avons été conviés à partager un temps cette expérience et n’en sommes pas sortis indemnes tant les questions se bousculaient en nous.

NOUS SOMMES RESTÉS à Dalibougou bien après notre départ. Le souvenir des rencontres, de la gentillesse, du travail à l’œuvre et loin d’être achevé. Une expérience inattendue dont les merveilleux jus de gingembre et de bissap préparés par Bintou étaient comme un supplément d’âme.

Les étendards de Dalibougou (photo de Michèle)

4 juillet 2009

Anna, infirmière, poète... 3 semaines à Dalibougou en 2009

Maisons de VIE..

des adultes présents,

de la disponibilité,

de l'écoute,

de la patience......beaucoup de patience .

Une cohérence,

un lieu où l'on éduque...

on ne s'y contente pas de loger et nourrir les enfants,

tout y est pensé, agi, pour que les enfants grandissent, guérissent

quittent les rapports de force pour aller vers le dialogue

retrouvent la confiance en eux, en l' autre

se construisent chacun dans leur différence.

Bien sur, ce sont des mots …

des mots qui s'enracinent dans le quotidien

du petit déjeuner à tard le soir...

les jours de lessive, de rangement, de musique, de palabre etc...

La richesse de ce lieu, c'est une équipe d'adultes....

une présence constante, sans complaisance.

A Dalibougou , je me suis mise à rêver.....

et si, ici, partout, « éduquer » retrouvait son sens premier :

du latin « educare » : Conduire, Elever..

privilégier le dialogue pour une vraie éducation....

à ETRE..... à vivre avec les autres...

s'initier à la responsabilité et à la liberté.

Il faut se poser dans les maisons, y vivre.... pour saisir ….

que ce sont les actes posés qui comptent et construisent

J'ai quitté ce lieu avec une foi en la vie renouvelée,

avec la conviction profonde que chaque blessure,

chaque épreuve peuvent être transformées vers plus d'humanité

Dans la joie du partage et de l'instant.....

d'un thé au coin de la rue préparé par Gaoussou,

d'un moment de danse en cuisine,

de discussions sur le banc ….

Pour tout cela , Merci

Première photo (prise par Anna) : La main de Karim "Man chaud", musicien et formateur musical à Dalibougou, jouant du n'goni. Sur la deuxième photo, Anna.

23 juin 2009

16 juin, journée de l'enfant africain à Dalibougou

Comme tous les ans, en 2009, la journée de l'enfant africain a été dignement fêtée à Dalibougou.
Cette année, les enfants ont nommé cette journée " journée partage".
Dons des enfants de Dalibougou à d'autres enfants dans le besoin.
Dernier tri effectué par les enfants de Dalibougou,
les habitants, en majorité des enfants du quartier de Magnambougou, attendent de repartir chez eux avec un t-shirt, un short, une chemise, un pantalon ou une paire de chaussures...
Quelques structures pour enfants ont pu également bénéficier de ces dons (jouets, vêtements, chaussures, livres...),
comme les associations Cris des mères, Ase-Mali, Falato Jigiya-so, Assureme-rue, 2 jardins d'enfants ainsi que les centres de détention pour mineurs filles et garçons...
Cette journée fut organisée par les enfants, avec Gaoussou comme maître de cérémonie.
Au programme :
- exposé sur l'historique du 16 juin, son évolution de 1976 à nos jours
- sketch présenté par les enfants de Dalibougou et du quartier, les futurs messagers de la rue, direction artistique de Gaoussou,
- prestation musicale, les Ruffans
- itinéraires (parcours de vie) Bintou et Gaoussou
- finale du tournoi de tennis de table, enfants de dalibougou et ceux quartier, petits, moyens et grands
- concours de danse
- danse folkorique et free style

Finalement, repas de fête pour tous !!!!

Ces pauvres moutons n'y auront pas survécu...

22 juin 2009

Un psychologue à Dalibougou

Jean-Richard Thiénou, le psychologue de Sinjiya-ton, s'occupe du suivi de chaque enfant accueilli à Dalibougou et de la formation du personnel.

Il assure également une mission de suivi psychosocial auprès des familles des enfants que nous prenons en charge, ce qui est très important pour l’équilibre de ces enfants.

Grâce à ce travail, la plupart des enfants ont pu ainsi retisser quelques liens avec leurs familles, et même si celles-ci ne souhaitent pas reprendre leurs enfants à demeure, c’est une grande fierté pour chacun des membres de ces familles de se retrouver.

Sur la photo, on voit Jean-Richard animer une séance de formation en direction des assistants de direction, des éducateurs, de la formatrice coupe/couture et de l'instituteur.

10 juin 2009

Question santé à Dalibougou

L’infirmerie de Dalibougou est ouverte !!!

De nombreux enfants du quartier viennent s’y faire soigner.

Certains enfants de la rue également, car le bruit a très vite couru à Bamako.

Ces derniers mois, parmi les enfants de Dalibougou, une main et un pied fracturés, quelques crises de paludisme, et bien sûr, comme chez tous les enfants du monde, beaucoup de petits bobos.

Les enfants de Dalibougou sont suivis très régulièrement

Le docteur Sina Dembélé, médecin généraliste bénévole, vient plusieurs fois par semaine à Dalibougou consulter les enfants qui en ont besoin.

Hawa a maintenant toutes ses dents... il lui manquait une incisive… le dentiste a fait du bon travail !!!!

Pour l’instant, pas besoin de lunettes pour les enfants de Dalibougou…

28 mai 2009

Comment les enfants arrivent-ils jusqu'à Dalibougou ?


Ci-dessous, l'histoire de l'arrivée de 2 petites filles qui vivent maintenant à Dalibougou.
Elles sont toutes les deux en apprentissage coupe-couture et sont suivies par Mamadou Traoré, l'instituteur "maison", pour leur mise à niveau scolaire.
L'une des deux a encore bien du mal à trouver une stabilité, et continue à retourner dans la rue, de temps en temps.
C'est le cas de la plupart des enfants y ayant vécu longtemps.
Dans la rue, ils ont perdu confiance dans le monde des adultes. À Dalibougou, chacun, à son rythme, essaie de se reconstruire et de tisser de nouveaux liens avec les autres.
L'équipe d'éducateurs et d'animateurs de Sinjiya-ton est là pour les y aider.
Avril 2008
Une petite fille de 11 ans est arrivée il y a quelques jours à Dalibougou. Elle vient de passer environ une année dans la rue, à Bamako.
Sa copine de 12 ans l'a rejointe hier.... elle était arrivée de son village quelques mois plus tôt et avait rapidement été intégrée à un réseau de prostitution de la gare routière de Bamako.
Comment ces enfants arrivent-ils jusqu’à Dalibougou ??????
Comme je vous l'avais mentionné dans l’une des "nouvelles de Dalibougou",
depuis un bon moment, Mamadou Touré préparait quelques très jeunes filles vivant dans la rue, à l'ouverture prochaine d'une maison d'hébergement qui leur serait dédiée.
Depuis que cette ouverture est effective, elles savent qu'elles pourront s'y rendre quand elles se sentiront prêtes.
Mamadou n'emmène jamais aucun enfant à Dalibougou.
Il les rencontre régulièrement lors de ses maraudes (tournées de nuit).
Quand il pense que l'un d'entre eux est prêt, Il lui indique l'emplacement de la maison afin que celui-ci prenne sa décision et vienne de lui-même.
Avant de quitter la rue pour Dalibougou, l’enfant en parle aux autres et, quelques fois, il est rejoint par l’un d’eux.
C'était le cas hier !!!
Pendant quelques jours, comme pour tout autre enfant arrivant à Dalibougou, ces deux petites filles vont se poser, se reposer, manger à leur faim et évaluer la vie qu'elles pourraient avoir dans cette maison.
Elles ne sont pas encore complètement intégrées dans Sinjiya-so 2 (la maison des filles). Elles ne le seront qu'avec l'assentiment des autres enfants déjà accueillis.
Espérons que d'ici quelques jours, si elles décident de rester, elles feront partie de la grande "famille" de Dalibougou et pourront enfin commencer une nouvelle vie.
Ce sont ces enfants qui ont besoin de vous, de nous….

24 mai 2009

Dimanche 24 mai, rencontre avec le Président de Sinjiya-ton Mali



Mamadou Touré, Président de Sinjiya-ton Mali, sera en France du 20 mai au 11 juin, dont quelques jours à Vincennes.
Nous organisons une rencontre amicale pour ceux qui ont envie d'en savoir plus sur le travail actuel mené auprès des enfants de la rue de Bamako, par son équipe et par lui-même,
pour ceux qui ont envie de le revoir, et qui pourront se rendre dans la région parisienne.
Rendez-vous le 24 mai à 15h salle Rumeau, Maison des associations,
41/43, rue Raymond du Temple à Vincennes (métro Château de Vincennes ligne 1)
Nous aborderons les questions suivantes :
- la vie dans la maison d'accueil des garçons et dans celle des filles,
- la vie à Dalibougou (siège social, maison de quartier, cuisine et chambres d'hôtes),
- nos projets : acquisition d'une maison à Bamako et implantation durable en province,
- le compte-rendu financier.
Nous en profiterons pour projeter quelques photos de vie dans les maisons,
une autre façon de prendre la mesure du travail accompli envers ces enfants.
N'hésitez-pas à nous faire part de vos suggestions et à venir avec vos amis.

18 mai 2009

une salle informatique à Dalibougou

Le container étant arrivé, nous allons très bientôt pouvoir faire fonctionner la salle informatique dont les travaux sont enfin terminés (ces travaux ont été co-financés par l'agence de voyages solidaires, Vision du Monde www.visiondumonde.org).

En effet, à l’intérieur de ce container, le plus important de ce chargement, le matériel informatique !
Ce projet vise à former les enfants de Dalibougou, mais également, permettre à de jeunes étudiants du quartier ayant une bonne formation universitaire, d’acquérir les bases informatiques indispensables à l'obtention d'un emploi rémunéré.
Ces étudiants ne maîtrisent aucun des logiciels de base car il n’y a pas d’outils informatiques à l’université et, faute de moyens financiers, ils n’ont pas accès à des formations informatiques de qualité.
Le résultat est que ces jeunes diplômés sont dans l'incapacité de trouver un emploi rémunéré.
Ils sont contraints d'accepter des "petits boulots" ou de passer de stages gratuits en stages gratuits, et ne peuvent donc , ni devenir autonomes financièrement et donc, personnellement, ni progresser professionnellement.

En échange, nous leur proposerons de “donner des heures” de soutien scolaire en direction des enfants de Dalibougou et de ceux du quartier que Sinjiya-ton encadre, ou d’accomplir bénévolement quelques heures sur d’autres besoins de l’association.

17 mai 2009

Le container est enfin arrivé à Dalibougou !!!!!!!!



Pour tous ceux qui suivent les aventures de Sinjiya-ton et de son container, 
c'est un événement !!!!!


En effet, il y a 3 ans, ce projet d'envoi de container au profit de Sinjiya-ton avait été initié par Alexandre Bellard, lycéen de classe terminale à St Nazaire.
Quelques mois plus tard, ce projet était devenu un projet familial.
Plusieurs membres de la famille ont assuré la recherche du financement, la collecte du matériel, et ont assuré également la relation aux transporteurs par la suite...
(Nous en profitons pour les remercier encore une fois)


En octobre 2007, le container (bourré à craquer) arrivait à Bamako et tout le monde était ravi,
seulement, les choses ont pris plus de temps que prévu... un an et demi de négociations ardues...
La persévérance de Mamadou Touré et les appuis qu'il a obtenus ont permis le déblocage de la situation,
et voilà, photo à l'appui,
il est enfin à la porte de Dalibougou !!!!!!
Le déballage des matériels informatiques, vêtements, jouets, médicaments, livres..., est en cours.

15 mai 2009

Les enfants de Dalibougou travaillent bien à l'école



Beaucoup des enfants de Dalibougou travaillent sérieusement et ont des résultats très satisfaisants. 
Djigui (Ousmane), 15 ans, vit à Dalibougou depuis 3 ans.
Il continue à nous émerveiller par ses résultats.
En effet, après avoir brillé l’année dernière en ayant eu la meilleure moyenne générale de l’histoire de son collège, vous pourrez constater que, cette année encore, son bulletin de notes est très parlant...
Gaoussou, 16 ans, vit depuis 4 ans à Dalibougou.
À la rentrée dernière, il a réussi son concours d’entrée à l’INA, (Institut National des Arts de Bamako).
16 étudiants sur 60 avaient été retenus.
L'école publique étant trop souvent déficiente (enseignants en grève...), les enfants de Dalibougou qui sont scolarisés, le sont à l'école communautaire du quartier (semi-privée)  et ensuite, dans un collège privé. 
Mamadou Traoré, l’instituteur "maison", les suit de près, et les éducateurs prennent le relais pour le soutien scolaire. 
Pendant que les scolaires sont à l'école, il s'occupe de la mise à niveau pour les enfants qui viennent d'arriver à Dalibougou et qui intégreront l'école plus tard, 
et bien sûr, il s'occupe également des enfants non scolarisables (pour diverses raisons, dont souvent l'âge...).
Le jour de leur départ pour leur vie d'adulte, chaque enfant de Dalibougou devra avoir reçu un enseignement général qui lui permettra d'envisager une vie professionnelle adaptée au contexte.