31 octobre 2018

Paulette témoigne de sa visite à Dalibougou en janvier dernier.

A vous, M. Mamadou Touré et aux amis de Sinjiya-ton !
Mon nom est Paulette Gervais. J'ai longtemps travaillé dans les Maisons Familiales Rurales du Sénégal et, maintenant retraitée à Angers, je suis venue à Bamako avec madame Nicole Gauthier en janvier 2018 participer à une mission d'évaluation du Centre d'Ecoute Communautaire (CEC) du quartier de Sabalibougou.
Ce Centre, dirigé avec intelligence et ténacité par Souleymane Sidibé, apporte protection et éducation aux enfants vulnérables du quartier. 
Le groupe de retraités angevins auquel j'appartiens, intégré dans l'association AGIR abcd, soutient ce CEC depuis 2001 et évalue régulièrement son action.
Souleymane Sidibé nous a fait connaître plusieurs associations, oeuvrant aussi auprès des enfants de Bamako et notamment le foyer "Sinjiya-ton", que vous dirigez, M. Mamadou Touré, vous, l'ami de Souleymane Sidibé ! 

Votre foyer, ouvert depuis 2005, situé dans le quartier de Magnambougou, accueille en permanence des enfants de la rue, et notamment certains enfants du CEC.
Je n'oublierai pas votre chaleureux accueil ! C'est donc avec plaisir que je vous présente, ainsi qu'aux amis de Sinjiya-ton, les quelques lignes consacrées au foyer Sinjiya-ton, extraites du rapport d'évaluation du CEC de Sabalibougou, ainsi que quelques photos prises le 25 janvier 2018, lors de notre visite.

"Certains jeunes du CEC y sont accueillis dans un but de protection. D'autres y sont pour des raisons sociales et ont été repérés lors de tournées maraudes. A la suite de propositions de services, ces derniers y viennent volontairement, d'autres font l'objet de mesures de la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) pour larcins, vols, prostitution... ou d'AEMO (Assistance Educative en Milieu Ouvert), d'autres encore souffrent d'instabilité ou de troubles mentaux.
50 jeunes vivent dans ce Centre dans de petits dortoirs collectifs encadrés par le directeur, 10 éducateurs, un gardien, une formatrice en couture, une infirmière, une cuisinière.
Dans la journée, ils sont en majorité dispersés dans les écoles, centres de formation, etc... certains sont apprentis mais restent encore faute de moyens pour se loger. Une « école-maison » a dû être créée dans une annexe pour les 10 plus en difficulté, école adaptée, à la pédagogie active.
En dehors des heures de classe ou de formation, les salles d'informatique, de bibliothèque, les activités éducatives ou de jeux sont ouvertes aux jeunes du quartier permettant un mélange profitable à tous et une meilleure insertion.
Il faut souligner qu'à chaque fois que cela est possible, un retour en famille est recherché, certains sont réussis, mais si c'est un « retour en enfer », ils restent au Centre."

Je garde un excellent souvenir de notre rencontre avec vous, vos enfants et votre équipe d'animateurs.
J'espère que j'aurai un jour le plaisir de vous revoir.
Très amicalement.
Paulette Gervais

Grand merci Paulette pour ce beau témoignage !!!
Bien sûr, vous serez toujours la bienvenue à Dalibougou quand vous le souhaiterez !!!