Dalibougou



28 mai 2009

Comment les enfants arrivent-ils jusqu'à Dalibougou ?


Ci-dessous, l'histoire de l'arrivée de 2 petites filles qui vivent maintenant à Dalibougou.
Elles sont toutes les deux en apprentissage coupe-couture et sont suivies par Mamadou Traoré, l'instituteur "maison", pour leur mise à niveau scolaire.
L'une des deux a encore bien du mal à trouver une stabilité, et continue à retourner dans la rue, de temps en temps.
C'est le cas de la plupart des enfants y ayant vécu longtemps.
Dans la rue, ils ont perdu confiance dans le monde des adultes. À Dalibougou, chacun, à son rythme, essaie de se reconstruire et de tisser de nouveaux liens avec les autres.
L'équipe d'éducateurs et d'animateurs de Sinjiya-ton est là pour les y aider.
Avril 2008
Une petite fille de 11 ans est arrivée il y a quelques jours à Dalibougou. Elle vient de passer environ une année dans la rue, à Bamako.
Sa copine de 12 ans l'a rejointe hier.... elle était arrivée de son village quelques mois plus tôt et avait rapidement été intégrée à un réseau de prostitution de la gare routière de Bamako.
Comment ces enfants arrivent-ils jusqu’à Dalibougou ??????
Comme je vous l'avais mentionné dans l’une des "nouvelles de Dalibougou",
depuis un bon moment, Mamadou Touré préparait quelques très jeunes filles vivant dans la rue, à l'ouverture prochaine d'une maison d'hébergement qui leur serait dédiée.
Depuis que cette ouverture est effective, elles savent qu'elles pourront s'y rendre quand elles se sentiront prêtes.
Mamadou n'emmène jamais aucun enfant à Dalibougou.
Il les rencontre régulièrement lors de ses maraudes (tournées de nuit).
Quand il pense que l'un d'entre eux est prêt, Il lui indique l'emplacement de la maison afin que celui-ci prenne sa décision et vienne de lui-même.
Avant de quitter la rue pour Dalibougou, l’enfant en parle aux autres et, quelques fois, il est rejoint par l’un d’eux.
C'était le cas hier !!!
Pendant quelques jours, comme pour tout autre enfant arrivant à Dalibougou, ces deux petites filles vont se poser, se reposer, manger à leur faim et évaluer la vie qu'elles pourraient avoir dans cette maison.
Elles ne sont pas encore complètement intégrées dans Sinjiya-so 2 (la maison des filles). Elles ne le seront qu'avec l'assentiment des autres enfants déjà accueillis.
Espérons que d'ici quelques jours, si elles décident de rester, elles feront partie de la grande "famille" de Dalibougou et pourront enfin commencer une nouvelle vie.
Ce sont ces enfants qui ont besoin de vous, de nous….

24 mai 2009

Dimanche 24 mai, rencontre avec le Président de Sinjiya-ton Mali



Mamadou Touré, Président de Sinjiya-ton Mali, sera en France du 20 mai au 11 juin, dont quelques jours à Vincennes.
Nous organisons une rencontre amicale pour ceux qui ont envie d'en savoir plus sur le travail actuel mené auprès des enfants de la rue de Bamako, par son équipe et par lui-même,
pour ceux qui ont envie de le revoir, et qui pourront se rendre dans la région parisienne.
Rendez-vous le 24 mai à 15h salle Rumeau, Maison des associations,
41/43, rue Raymond du Temple à Vincennes (métro Château de Vincennes ligne 1)
Nous aborderons les questions suivantes :
- la vie dans la maison d'accueil des garçons et dans celle des filles,
- la vie à Dalibougou (siège social, maison de quartier, cuisine et chambres d'hôtes),
- nos projets : acquisition d'une maison à Bamako et implantation durable en province,
- le compte-rendu financier.
Nous en profiterons pour projeter quelques photos de vie dans les maisons,
une autre façon de prendre la mesure du travail accompli envers ces enfants.
N'hésitez-pas à nous faire part de vos suggestions et à venir avec vos amis.

18 mai 2009

une salle informatique à Dalibougou

Le container étant arrivé, nous allons très bientôt pouvoir faire fonctionner la salle informatique dont les travaux sont enfin terminés (ces travaux ont été co-financés par l'agence de voyages solidaires, Vision du Monde www.visiondumonde.org).

En effet, à l’intérieur de ce container, le plus important de ce chargement, le matériel informatique !
Ce projet vise à former les enfants de Dalibougou, mais également, permettre à de jeunes étudiants du quartier ayant une bonne formation universitaire, d’acquérir les bases informatiques indispensables à l'obtention d'un emploi rémunéré.
Ces étudiants ne maîtrisent aucun des logiciels de base car il n’y a pas d’outils informatiques à l’université et, faute de moyens financiers, ils n’ont pas accès à des formations informatiques de qualité.
Le résultat est que ces jeunes diplômés sont dans l'incapacité de trouver un emploi rémunéré.
Ils sont contraints d'accepter des "petits boulots" ou de passer de stages gratuits en stages gratuits, et ne peuvent donc , ni devenir autonomes financièrement et donc, personnellement, ni progresser professionnellement.

En échange, nous leur proposerons de “donner des heures” de soutien scolaire en direction des enfants de Dalibougou et de ceux du quartier que Sinjiya-ton encadre, ou d’accomplir bénévolement quelques heures sur d’autres besoins de l’association.

17 mai 2009

Le container est enfin arrivé à Dalibougou !!!!!!!!



Pour tous ceux qui suivent les aventures de Sinjiya-ton et de son container, 
c'est un événement !!!!!


En effet, il y a 3 ans, ce projet d'envoi de container au profit de Sinjiya-ton avait été initié par Alexandre Bellard, lycéen de classe terminale à St Nazaire.
Quelques mois plus tard, ce projet était devenu un projet familial.
Plusieurs membres de la famille ont assuré la recherche du financement, la collecte du matériel, et ont assuré également la relation aux transporteurs par la suite...
(Nous en profitons pour les remercier encore une fois)


En octobre 2007, le container (bourré à craquer) arrivait à Bamako et tout le monde était ravi,
seulement, les choses ont pris plus de temps que prévu... un an et demi de négociations ardues...
La persévérance de Mamadou Touré et les appuis qu'il a obtenus ont permis le déblocage de la situation,
et voilà, photo à l'appui,
il est enfin à la porte de Dalibougou !!!!!!
Le déballage des matériels informatiques, vêtements, jouets, médicaments, livres..., est en cours.

15 mai 2009

Les enfants de Dalibougou travaillent bien à l'école



Beaucoup des enfants de Dalibougou travaillent sérieusement et ont des résultats très satisfaisants. 
Djigui (Ousmane), 15 ans, vit à Dalibougou depuis 3 ans.
Il continue à nous émerveiller par ses résultats.
En effet, après avoir brillé l’année dernière en ayant eu la meilleure moyenne générale de l’histoire de son collège, vous pourrez constater que, cette année encore, son bulletin de notes est très parlant...
Gaoussou, 16 ans, vit depuis 4 ans à Dalibougou.
À la rentrée dernière, il a réussi son concours d’entrée à l’INA, (Institut National des Arts de Bamako).
16 étudiants sur 60 avaient été retenus.
L'école publique étant trop souvent déficiente (enseignants en grève...), les enfants de Dalibougou qui sont scolarisés, le sont à l'école communautaire du quartier (semi-privée)  et ensuite, dans un collège privé
Mamadou Traoré, l’instituteur "maison", les suit de près, et les éducateurs prennent le relais pour le soutien scolaire. 
Pendant que les scolaires sont à l'école, il s'occupe de la mise à niveau pour les enfants qui viennent d'arriver à Dalibougou et qui intégreront l'école plus tard, 
et bien sûr, il s'occupe également des enfants non scolarisables (pour diverses raisons, dont souvent l'âge...).
Le jour de leur départ pour leur vie d'adulte, chaque enfant de Dalibougou devra avoir reçu un enseignement général qui lui permettra d'envisager une vie professionnelle adaptée au contexte.

1 mars 2009

Dalibougou d'hier à aujourd'hui

« Dalibougou » d’hier à aujourd’hui, janvier 2010
En mars 2001, mon compagnon et moi, avons le bonheur d’adopter notre fille Dali au Mali et, grâce à elle, nous apprenons à connaître et à aimer ce pays et sa population.
À cette époque, nous faisons la connaissance de Mamadou Touré, fondateur et président de l’association Sinjiya-ton Mali (1997), acteur infatigable de la lutte pour la cause des enfants déshérités du Mali. Malgré le peu de moyens dont il dispose, il est à leurs côtés, à leur écoute, de jour et bien souvent de nuit, afin d’essayer d’adoucir leur quotidien.
Suivent d’autres voyages au Mali et de nombreuses rencontres avec Mamadou.

Au fil du temps, l’association Sinjiya-ton France que nous avions créée pour soutenir Sinjiya-ton Mali, prend tout son sens.

En février 2003, nous ouvrons « Dalibougou » Cest la maison qui abrite le siège social de l’association Sinjiya-ton Mali et qui loue quelques chambres d’hôtes.
Sous l’impulsion de Mamadou qui la dirige, elle devient une véritable maison de quartier, pleine de vie et de chaleur humaine, dans laquelle les enfants du quartier de Magnambougou vont trouver une attention particulière.
Sa vocation est également d’accueillir des vacanciers, des jeunes en « chantiers solidaires », des travailleurs sociaux en stage…, une autre façon de générer des ressources pour l’association Sinjiya-ton Mali et donc pour les enfants.
En mars 2005, nous faisons la connaissance de Baba, Gaoussou et quelques autres, des gamins âgés de 11 à 13 ans, garçons et filles, vivant et dormant dans les rues de Bamako, avec tout ce que cela comporte pour eux de violences et d’insécurité au quotidien.
Quand nous devons les quitter et les laisser dans leur monde pour repartir dans le nôtre, il nous apparait comme une évidence que nous devons les aider à s’en sortir en apportant des réponses pragmatiques et durables.
Nous décidons donc de mettre tout en œuvre pour permettre à Mamadou Touré de prendre en charge ces enfants dans les meilleures conditions possibles et d’une garantie de réussite à long terme.
Nous commençons par accueillir Baba, Gaoussou, Mohamed et Moussa à « Dalibougou ».
Tout cela se fait dans l’urgence en attendant de trouver les fonds pour l’ouverture d’une maison dans laquelle ces enfants pourraient vivre.
En juillet 2005, grâce à une belle rencontre avec les jeunes femmes de l’association « les cocottes en papier », et à des amis et sympathisants généreux, les garçons s’installent dans une deuxième maison mitoyenne de « Dalibougou », Sinjiya-so 1. Petit à petit, ils sont ensuite rejoints par d’autres.
Pendant ce temps, attendant leur tour, quelques jeunes filles sont hébergées à « Dalibougou ».
En février 2008, grâce au partenariat avec l’ONG Ecpat Luxembourg, les filles s’installent dans une troisième maison , Sinjiya-so 2, à proximité des deux premières maisons.
En septembre 2009, c’est l’ouverture de la salle informatique. Cette salle est attenante à la maison des filles et les travaux ont été financés en grande partie par l’agence de voyages solidaires, vision du monde.
Cette salle est équipée exclusivement grâce à des dons.

Une équipe de salariés maliens (éducateurs, animateurs, formateurs, un instituteur et un psychologue), vient épauler Mamadou afin d’aider ces enfants à combler les carences liées à leur histoire personnelle et contribuer à leur développement.
Les enfants sont tous, soit à l’école, soit en apprentissage professionnel, ce dont ils sont tous très fiers et ce qui, nous l’espérons, les mènera à terme à une vie d’adulte digne et responsable.
Ainsi, grâce aux dons, au temps et à l’énergie de tous ceux qui s’investissent dans l’association, au Mali et en France, nous pouvons rendre leur enfance à ces enfants qui ont été délaissés.

16 février 2009

MP3 ???

Les ados de Dalibougou, comme tous les ados du monde, adorent la musique et encore plus, toutes ces petites choses nouvelles avec lesquelles on peut l'écouter....
Si par hasard, chez vous, traîne un MP3 ou autre.... dont vous ne vous servez plus et qui pourrait leur faire plaisir, nous sommes preneurs. 
Nous ne pouvons (ni ne voulons) acheter ce genre de matériel sur le budget de Sinjiya-ton qui sert aux besoins fondamentaux des enfants mais, en revanche, s'il ne vous sert plus ici et que nous pouvons le récupérer, alors vous ferez des heureux là-bas...
Nous partons à Bamako bientôt et nous aimerions bien pouvoir les gâter de votre part.
Merci pour eux !!!!

1 février 2009

Anne, médecin, de retour à Dalibougou après 3 ans, décembre 2008

Nous nous sommes rendus au Mali dans le cadre de notre Association RAM-Mali et assister à Bamako aux Journées de la Coopération Décentralisée.
Nous étions deux, de notre association à connaitre Dalibougou pour y avoir accompagné nos jeunes en 2005
 
Ainsi, nous avons pu rencontrer Mamadou et visiter la...les maisons!
Quelle n'a pas été notre stupéfaction...HEUREUSE.....en voyant l'évolution
Bien sûr les structures immobilières qui se sont beaucoup agrandies  ...avec la maison des filles
si spacieuse et accueillante
et puis ce local pour les formations professionnelles...informatiques!!..... quelle pertinence!
et enfin chez les garçons.........surtout....la "pièce des livres" .....Quel agencement bien pensé , belle organisation, bien rangée
 
Nous avons retrouvé Mamadou avec assez d'émotion , en ce sens où sa détermination est tout aussi forte , et le sens de son travail inchangé .... 
Il nous a expliqué toutes les équipes qui ont été mises en place : médecin (et infirmerie), psychologue , espaces de paroles  ......
Et en direct , si j'ose dire, nous avons pu assister à une "action " avec un jeune.......quelle force, si respectueuse !...
Ce qui m'a aussi particulièrement frappée , c'est l'impact sur environnement dans le quartier .......propreté des rues environnantes , ...et va et vient de tous les enfants du quartier qui le souhaitent dans les locaux
 
Ainsi on peut voir un centre d'enfants, une "maison"  complètement immergé dans ce quartier.......bien acceptée...et peut être même phare?
 
Nous étions venus avec nos représentants -dont Mr Le Maire-élus de Ramonville
La visite de Dalibougou a été pour eux riche d'enseignements ..
 
Je vous remercie pour ce lien entretenu !

14 octobre 2008

Vive les vacances !!!

1er octobre 2008

Ici, en France, la rentrée scolaire a eu lieu depuis un bon moment.

Au Mali, ce n’est malheureusement pas le cas et les enfants l’attendent avec impatience. Aux dernières nouvelles, elle serait prévue pour le 6 octobre…

En attendant, l’instituteur de Dalibougou travaille avec les enfants pour leur éviter de prendre trop de retard par rapport à un programme qui n’est déjà pas merveilleux…

Cet été, au mois de juillet, les enfants de Dalibougou ont vécu leurs premières vacances en dehors de Bamako, et nous avons eu la chance de partager avec eux ces moments privilégiés.

Tout a commencé par une semaine en minibus, à la découverte de leur pays, pour 6 adolescents qui avaient réussi leurs examens.

  • - L’année dernière, Gaoussou* avait réussi son diplôme d’étude primaire (def, bepc français)
  • - Cette année, c’était au tour de Modibo (alias “Onyx”), de réussir le sien. Il fera donc sa rentrée au lycée.
  • - Bintou a réussi son diplôme de coiffure-esthétique.
  • - Baba (en candidat libre), Amadou, et Djigui (alias “Ousmane“) ont, quant à eux, réussi leur entrée en 7ème année (entrée au collège)

Tout au long de cette semaine, ils ont pu découvrir, entre autre, l’hôtel, le restaurant et la piscine à Ségou, la Mosquée de Djenné, faire un tour de pirogue et de ville à Mopti, s’émerveiller dans le musée de perles de Sévaré, faire une promenade au pays Dogon et notamment découvrir la falaise de Bandiagara jusqu’au magnifique village de Teli, aller dormir chez les pêcheurs (Bozo) à leur retour à Ségou….

La semaine suivante, c’était au tour de tous les autres enfants de Dalibougou de nous rejoindre et de découvrir Ségou.

Un lycée de la ville (Lycée Cabral) avait été aimablement mis à notre disposition pour le campement des enfants et des éducateurs et encadrants de Sinjiya-ton (45 personnes).

En effet, parmi l’équipe de Dalibougou, l’instituteur, la formatrice en coupe-couture, les 9 éducateurs et éducatrices (2 manquantes), une cuisinière et une aide ménagère étaient présents.

Certains d’entre eux étaient pourtant en congé à cette période, mais ils voulaient partager ce moment si spécial avec les enfants…

Pendant cette semaine, les enfants ont pu naviguer en pinasse, sur le fleuve Niger afin d’y découvrir sur ses berges, le village de Ségoukoro qui fut l'ancienne capitale du royaume bambara de Ségou ainsi que Kalabougou (le village des potiers). Ils ont eux aussi découvert les joies de la piscine, et, tout simplement, le plaisir d’être en vacances, d’être ailleurs…

Comme vous pouvez le constater sur les photos jointes, du plaisir pour tout le monde…

Bonne rentrée à vous !!!!!!

* Gaoussou vient tout juste d’être admis au coucours d'entrée de l'institut national des arts, option art dramatique. À l’annonce de ce succès, la joie a rempli toutes les maisons.

25 août 2008

Jérome, dir. association en Seine et Marne, 3 semaines à Dalibougou en 2008

Encadrement d’un groupe de 6 jeunes lors d’un séjour de coopération pour créer une ludothèque.

Projet autofinancé par des concerts, représentations théâtrales, soirées diverses. Soutenu également par le Conseil Général de Seine-et-Marne et le Ministère des Affaires Etrangères.

Réalisation d’un bâtiment en dur à Niamakoro

Apport d’une centaine de jeux et jouets

Formation d’une équipe d’animateurs et d’un responsable ludothécaire

Nous avons travaillé durant trois semaines sur Niamakoro et séjourné à Dalibougou. Cette maison me laisse un excellent souvenir tant au niveau personnel qu’en tant qu’organisateur.

Ce qui est exceptionnel à Dalibougou, c’est que vous êtes totalement immergé dans la culture malienne tout en restant dans un cocon qui permet de s’isoler. Le choc des cultures, la situation Nord-Sud est parfois violente pour les jeunes européens. Dalibougou offre cette possibilité de vivre le quotidien africain mais aussi de prendre du recul sur son propre vécu, de travailler en groupe.

L’accueil y est formidable à tous les points de vue, tout d’abord le lieu de qualité, mais surtout cette équipe, composée d’un personnel qui au-delà de prendre en charge l’hôte, vous invite chaque jour à profiter des couleurs de ce pays et vous fait découvrir une culture de toute beauté : nourriture, danse, chants, traditions, cousinages, musique, artisanat…

Ensuite, Dalibougou reste un projet en lui-même, et votre séjour y sera ensoleillé par tous ces enfants au milieu desquels vous vivez. Il vous offre un regard particulier sur la vie, et des moments de partage inoubliables.

Puis il y a Mamadou, ce grand Monsieur, qui fait vivre tout ce projet et n’est jamais avare quand il s’agit de parler de son pays avec un regard de vrai travailleur social.

On pourrait écrire un livre sur Dalibougou, j’espère d’ailleurs qu’un jour, quelqu’un s’en chargera afin que tous puissent connaître ce lieu de toute beauté… mais le mieux est tout de même de le vivre, alors allez y !

Merci à toute l’équipe de Sinjiya ton de nous avoir offert ce merveilleux panorama.

20 août 2008

Audrey, psychologue en Belgique, 1 mois à Dalibougou en 2008

Psychologue clinicienne de formation, en juillet 2008, j'ai effectué un mois de stage à Dalibougou auprès des enfants et de l'équipe.

Ce stage se situait dans le cadre d'une formation effectuée à l'université Paris XII-Créteil et relative à des enseignements concernant la problématique du phénomène "enfants des rues".

Dans ce cadre, j'ai fait une tournée de nuit avec Mamadou Touré, le président, ainsi que différentes activités avec les enfants de l'association et du quartier. J'ai surtout travaillé avec les éducateurs en organisant différents types de groupes avec leur aide dont des groupes psycho-éducatifs; ceux-ci m'ont beaucoup aidé afin de m'introduire auprès des enfants et de me faire comprendre d'eux (pour ceux qui ne parlent pas français).

J'ai également travaillé de façon exceptionnelle avec le psychologue de la structure, car celui-ci est en général très pris, ce qui fut hautement formateur.

Je fus très bien accueillis par l'équipe psycho-éducative, les membres de la direction et le personnel.

En ce qui concerne le financement, j'ai financé mon voyage par moi-même et une partie du billet d'avion a été pris en charge par ma formation.

Concernant mes attentes, ce stage m'a apporté beaucoup de choses positives, tant d'un point de vue personnel que professionnel et je suis très redevable aux responsables de m'avoir permis de le réaliser.

Je pense qu'il faut réussir à faire sa place au sein de la structure et se montrer flexible et un peu "débrouillard" car le cadre du stage n'est pas forcément bien défini. Il est alors bon d'avoir une petite idée de ses objectifs et de ce sur quoi on veut travailler.

En conclusion il est très formateur de faire son stage au sein d'une structure comme Sinjiya ton ou similaire et je le recommande.