Nous avons pour habitude d’avoir comme image de l’Afrique; l’accueil et la solidarité.
Nous avons pour habitude d’avoir comme image de l’Afrique; l’accueil et la solidarité.
Je voulais partir seul, pour me confronter à un environnement inconnu, tester mes capacités d'adaption et de socialisation. Lorsque l'avion s'est posé de nuit à Bamako, j'étais fin prêt... Bien que le taxi soit tombé en panne au milieu de nulle part, je finis par arriver à Dalibougou. "Georges" m'a très bien accueilli. Les éducateurs se montrèrent très chaleureux et les enfants assez locasses... Et oui, l'hospitalité chez les maliens est semblable au climat !!!
Une chance supplémentaire fut de rencontrer Caroline, une stagiaire originaire des Pyrénées, comme moi. L'entraide a été immédiate, ce qui a grandement facilité mon intégration. Petit à petit j'ai observé les méthodes de travail des éducateurs, de l'instituteur. Ainsi, j'ai progressivement apporté ma modeste contribution aux enfants : soutien scolaire individuel (maths, alphabétisation, anglais...), entraînements de basket, assistance à l'infirmerie...
Pour faciliter mon travail, j'ai appris quelques mots de bamanan auprès des enfants et de l'équipe d'encadrement. Les relations devinrent réciproques, comme "Georges" m'a dit un jour : "On a besoin de toi et toi, tu as besoin de nous".
Mamadou le vénérable chef de cette joyeuse tribu m'a laissé une marge de manoeuvre relativement importante, ce qui m'a permis de mener à bien mon travail... Les progrès en français de certains furent saisissants !!!
Je suis obligé de parler de la journée de l'enfant du 16 juin, une journée comme il en existe peu. Placée sous le signe du partage, Les enfants offrirent des cadeaux aux habitants du quartier.
Ce jour là, Gaoussou m'a donné une très jolie chemisette et sur le coup, je fus très gêné, mais il m'a répondu "Ici, c'est comme ça". Je ne m'en suis pas encore remis...
C'est à cela qu'a ressemblé mon séjour au Mali.
Des rencontres aussi sincères qu'inattendues, des enfants vifs et intelligents, des éducateurs méritants et des sourires, beaucoup de sourires.
Mention spéciale pour les couchers de soleil au-dessus du fleuve Niger, de Ségou à Bamako !!!
Les adieux furent difficiles, mais ce sera plus facile de se retrouver... C'est une étrange sensation que de ne plus être entouré par tous ces enfants tellement attachants.
L'Afrique m'a pris une part de moi-même, mais elle m'a donnée en retour quelque chose d'essentiel : une leçon d'humanité...



Au programme : ouverture culturelle avec de nombreuses visites de villages, d’usines (usines de textiles) mais aussi activités sportives (piscine, foot, basket), jeux et détente…

Nous avons été agréablement surprises de l’intérêt des enfants pour l’histoire de leur pays, et de leur joie de participer à toutes les activités et notamment la piscine !

Le moment le plus fort pour nous fût la chasse aux trésors : nous avions organisé des épreuves sportives et intellectuelles autour du lycée. Les enfants étaient par équipe ce qui nous a permis de mieux les connaître et de favoriser l’esprit de compétition.
Entre un concours de corde à sauter, une création naturelle, de la peinture corporelle et autres défis… les enfants n’ont pas manqué de motivation et d’entrain. La chasse aux trésors s’est terminée en danse et bataille de peinture dans la joie et la bonne humeur !


De retour à Bamako, nous avons voulu garder une trace de ce séjour. Nous avions apporté de la peinture, des tampons et un cahier. Chacun a raconté ses souvenirs les plus marquants et les a illustrés.

Cette aventure a été d’une grande richesse pour nous ainsi que pour les enfants et les éducateurs de Dalibougou, nous avons passé d’intenses moments mais surtout nous avons appris à vivre ensemble et à vivre à la malienne !!


