Dalibougou



13 mai 2007

Les nouvelles de Dalibougou, mai 2007

Il y a 2 ans maintenant, en mars 2005, nous avons accueilli les premiers enfants à Dalibougou (ils vivaient tous dans les rues de Bamako depuis plusieurs années) 

Ils étaient 4 : Baba, Gaoussou, Moussa et  Mohamed.

Depuis, d’autres les ont rejoints.

Ils sont aujourd’hui 19.

Pour les enfants en apprentissage ou encore indécis quant à leur voie, des cours de français, de lecture, d’écriture et d’informatique sont dispensés par les éducateurs.

Nous recherchons actuellement un instituteur à mi-temps pour ces enfants.

Apprentissage :

Nos 3 apprentis couturiers sont ravis car l’ « atelier maison » est en passe de sérieusement voir le jour grâce à une jeune femme modéliste, styliste et professeur de couture qui a décidé, après avoir séjourné une semaine à Dalibougou, de nous aider concrètement à cette réalisation, depuis la France, en faisant des sauts réguliers à Bamako.

Pour les accompagner au quotidien, nous recherchons un formateur qui sera présent à mi-temps.

L’autre mi-temps sera consacré au suivi d’un enseignement général.

Nous avons également un candidat à l’apprentissage en boulangerie - pâtisserie…

Animations :

Le chanteur Tiken Jah Fakoly qui avait donné à 7 des enfants l’opportunité d’enregistrer un cd dans son studio de Bamako a tellement apprécié leur prestation qu’il a décidé de chanter sur l’un des titres de l’album (featuring) et de faire jouer son guitariste sur 7 titres.

Il les a également invités à monter sur scène pour chanter avec lui lors du festival de musique Paris Bamako au mois d’avril dernier.

Nous vous avertirons dès la sortie du cd…

La partie animation de la pose de la première pierre d’un nouvel orphelinat de Bamako a été confiée à Sinjiya ton et les enfants ont pu jouer une pièce de théâtre devant le Président de la République du Mali qui, après la représentation, a promis de venir rencontrer les enfants dans leur maison.

En dehors du chant, de la musique et du théâtre, les enfants font maintenant des arts martiaux, de la danse et bien sûr, toujours du foot….

Dans les 2 maisons, beaucoup de changement :

N’ayant pas encore de maison et étant logées dans des conditions que nous ne trouvions pas acceptables à long terme, les 4 filles ont emménagé dans une grande chambre de la maison d’hôtes.

Des meubles de rangement viennent d’être livrés pour tous.

Les peintures intérieures et extérieures de la maison des garçons (sinjiya so) sont prévues pour très bientôt.

Visites :

Sur instruction du Président du Mali et en prélude à la rencontre promise, 2 Ministres sont passés à Dalibougou (le Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et celui de la Solidarité, du Développement Social et des Personnes Agées).

De plus en plus d’étudiants français (animateurs, instituteurs, éducateurs spécialisés, travailleurs sociaux…)  passent leurs mois de stage à Dalibougou auprès des enfants et des éducateurs.

Des échanges fructueux pour les uns et les autres.

5 scouts de Vincennes viendront 2 semaines au mois d’août épauler les animateurs et prévoient quelques jours de camping avec les enfants.

Emma Hernandez, Cat Gabillon (les cocottes en papier) et Laura Hinstin retournent 3 semaines cet été à Dalibougou afin d’animer un atelier photo et graphisme.

Soutiens :

Merci aux associations consart (http://consart.canalblog.com/archives/6___bodega_afrika______2007__/index.html)

Merci à tous les artistes qui ont eu la gentillesse de venir jouer gracieusement.

Environ 500 personnes sont venues faire la fête à la Java.

Merci également à ASAO, association qui a pour vocation d’aider les enfants de la rue de Dakar au Sénégal, qui nous apporte son soutien financier.

Merci à la boutique DPAM de Vincennes qui nous fait bénéficier de ses vêtements et chaussures pour enfants  (invendus, soldes, défectueux.....) qui habillent et chaussent les enfants de Dalibougou et du quartier également.

Merci à la société Lamali qui, depuis le début de nos actions, se montre toujours fidèle, en nous donnant de leurs jolis objets d’Inde ou du Népal au profit de sinjiya ton.

Merci aux bénévoles qui nous aident à les vendre.

Merci à vous qui nous soutenez financièrement et amicalement.

Nous comptons sur vous comme médiateurs pour convaincre d’autres donateurs afin de nous permettre de prendre en charge d’autres enfants.

Merci pour la confiance que vous nous témoignez

15 mars 2007

Patrice, éducateur à Paris, 1 mois à Dalibougou en 2007

Educateur de rue dans une association de prévention a Paris, je me suis rendu un mois à Bamako au sein de l’association Sinjiya-ton dans le cadre d’un échange de pratiques éducatives.

Ce séjour, bien que soutenu par ma direction, s’est effectué dans un cadre privé. Logé à Dalibougou, auberge solidaire rattachée à Sinjiya-ton, j’ai eu tout le loisir de me rendre compte du travail effectué par Mamadou (président de Sinjiya-ton), les intervenants éducatifs et tout le staff travaillant auprès de l’association (réception, cuisine et vie quotidienne)

Lors d’un passage précédent au Mali, j’avais eu l’occasion de discuter avec Mamadou et j’ai constaté les difficultés et les besoins dans lesquels il se débattait.

J’ai décidé d’y retourner et j’ai été donc accueilli du 7 janvier au 10 février 2007 à Dalibougou. Le séjour s’est effectué sur la période de mes congés et a été financé (vol, hébergement, nourriture) sur mon budget personnel.

Je suis arrivé à Dalibougou le 7 février afin de passer du temps avec les enfants et l’équipe éducative,

dans le but de partager nos différences en matière d’éducation et de travail social.

Durant ce mois j’ai participé à l’ensemble des activités de l’association.

J’ai été impliqué dans les suivis de scolarité et de formation, dans les suivis pédagogiques et le fonctionnement d’équipe,

Moniteur secouriste de formation, j’ai enseigné les gestes qui sauvent.

J’ai été un participant observateur bien plus qu’un observateur participant, en partageant le quotidien des enfants et du personnel, les repas, les jeux, les couchés des enfants, sans parler du célèbre thé malien.

Je me suis fait des amis inoubliables parmi les éducateurs et les habitants du quartier, j’ai eu l’honneur qu’ils me fassent partager leur intimité et ai été baptisé Balé Niaré

( « ba » comme le vieux, le père et « blé » comme la couleur claire, blanche ; « Niaré » comme l’ethnie fondatrice de Bamako )

J’ai partagé des moments privilégiés avec les enfants au cours de nombreuses journées et soirées et me suis extrêmement attaché à eux. À tel point que, malgré toute mon expérience sur la distance éducative, mon départ fut un moment difficile.

Sinjiya-ton emploie une pédagogie toute particulière pour le Mali.

Le principe de non-violence adoptée n’est pas une notion très répandue dans la société malienne.

Malgré tout, il arrive que des enfants fuguent du foyer, nostalgiques de leur ancienne vie dans la rue, de son illusoire liberté, cortège de produits stupéfiants et autres petites combines.

La plupart des enfants sont scolarisés avec des résultas de variable à excellent, Quelques-uns sont en formation.

Mamadou et son équipe réfléchissent à une pédagogie active ou les enfants participent aux décisions et à la vie du lieu. Les actions, les activités sont réfléchies et l’équipe est ouverte à la remise en question, aux améliorations et innovations dont nous avons pu discuter tout au long de mon séjour. Les écrits et la réflexion tiennent une place importante dans leur travail.

1 mars 2007

2 concerts au profit de sinjiya-ton le 28 avril 2007 à la Java à Paris


Venez nombreux faire la fête avec l'association Consart
au profit et Sinjiya-ton et des enfants de Dalibougou
Merci de faire suivre ...