1 septembre 2017

De stagiaire à bénévole à Dalibougou, Mara, graphiste, témoigne de son engagement solidaire.

Mara est arrivée à Dalibougou à la faveur d’un stage d’immersion. 
Elle a vu... Elle est restée...
Depuis lors, elle anime une activité autour du livre et de la lecture.
Elle nous présente son initiative par ce témoignage :

Mara et quelques "membres du club Sinji Lecture"

Club de lecture à Dalibougou : «Sinji-Lecture» 
À Dalibougou, il y a des amoureux cachés du livre et de la lecture !
Je me présente et je m’explique.

Je m’appelle Mara Toé, graphiste de métier et passionnée par le tumulte environnemental scientifique et social et surtout prise de compassion pour la population vulnérable et laissée pour compte que sont les enfants de la rue.

Je suis, si je peux me permettre cette composition qui m’est adaptée, chino-franco-malienne et depuis mon plus jeune âge, j’habite avec ma famille au Mali. 
Je suis maman de 3 enfants et accueille 4 adorables cousines, vivant avec nous. 

De stagiaire à bénévole au sein de de l'association Sinjiya-ton Mali, j’avoue que cette évolution s’est faite le plus naturellement possible et avec un réel plaisir.

Les enfants accueillis à Dalibougou sont attachants à souhait.
Chacun leur petit programme bien défini (école + activités sportives + participation à l’entretien de la maison ou à l’organisation du service repas…). 
Quiconque est conscient de tout l’effort que l’éducation d’un enfant peu représenter, peut se laisser tenter d’apporter sa petite pierre à ce bel orchestre d’enfants et d’éducateurs qui s’affirment au quotidien au sein de Dalibougou.
Eduquer un enfant est un plaisir qui se vit, et Mamadou Touré, président de Sinjiya-ton Mali et «tonton» des enfants accueillis, «préfère faire un seul pas avec ces enfants plutôt que cent pas sans eux». Je l’ai vu de visu...
Ainsi, encouragée par l’esprit d’ouverture et le grand respect que Mamadou et son équipe d’éducateurs m’ont toujours apportés, j’ai eu envie de partager avec les enfants des moments de plaisir littéraires.
Nous procédons ainsi: les enfants viennent d’eux mêmes m’exprimer le désir de faire partie de notre petit Club de Lecture que nous nous somme amusés à appeler 

“Sinji-Lecture”. C’est ainsi que nous sommes parti de 4 à 12 enfants ayant eux mêmes choisi un livre et étant chargé d’en prendre précieusement soin. Notre petit secret “motivant“ c’est un petit marque-page que je me suis amusée à confectionner, qui comporte une petite place pour le nom et le prénom de l’enfant.
J’imagine que cela crée à coup sûr un sentiment chez l’enfant de s’être approprié le livre dans lequel il place soigneusement son marque-page personnalisé.
Toujours étant que cela marche très bien jusque là et que nous avons eu notre première séance d’exposés de livres déjà lus.

Ces livres ont été lus dans la convivialité, dans l’émotion (au moment du tour de table pour se présenter chacun à son tour et au moment des interventions des enfants exposants), dans les applaudissements et les rires et bien sûr autour de quelques cacahuètes grillés et de jus bien frais.
Pour une question d’organisation, nous nous sommes tous mis d’accord qu’il faudrait souvent renouveler l’expérience. Ceux qui finissent leur livre s'empressent à venir s’inscrire pour un autre”.
J’ai l’habitude de prôner cette citation de Vincent Borel tant j’y crois fermement moi même : « Lire c’est croître » en bambara « Gafé kalan bé dô fara môguô kan ».
C’est bien ce que je souhaite à tous ces amoureux dévoilés de la lecture et bien plus… J’espère qu'à travers les exposés de leurs livres, ils vont acquérir plus de confiance en eux et qu’ils se familiariseront avec la prise de parole structurée en public, afin de pouvoir exprimer leur fort intérieur, leurs idées…




Grand merci à Mara pour son précieux engagement au plus grand bénéfice des enfants de Dalibougou !!!


29 août 2017

Gaoussou, fier d'être papa !

Gaoussou est arrivé à Dalibougou en 2005. 
Il avait 12 ans. 

Gaoussou en 2006
12 ans plus tard, artiste, comédien professionnel, 
il est l'heureux père d'une petite fille. 



Hier, c'était la fête à Dalibougou car Gaoussou avait décidé d'y célébrer le baptême de sa fille.

Le papa est fier !!!
Nous le sommes tous à Sinjiya-ton !!!

7 août 2017

Avant d'arriver jusqu'à Dalibougou...

Installer petit à petit un rapport de confiance avec les enfants vivant dans les rues de Bamako...
Depuis 1995, Mamadou Touré se rend régulièrement au plus près de ces enfants, au cours de maraudes de nuit.
Avant d'accepter toute prise en charge, ces enfants vivant dans la rue doivent réapprendre à faire confiance.
Mamadou reconstruit cette confiance, petit à petit...
Au cours de ce long processus, certains des enfants ont accepté de découvrir Dalibougou, et enfin, plus tard,  y sont retournés pour essayer d'y rester...
Certains sont restés... Pas tous...
Pas si simple !


En 2011, les photographes Coco Amardeil et Justin Westover ont pu suivre Mamadou pendant une semaine de maraudes.
Merci à eux pour ces témoignages de terrain !!!

26 juillet 2017

Oumou Sangaré soutient Sinjiya-ton !!!

Avec la Diva malienne, Oumou Sangaré, 
soutenez Sinjiya-ton !!!
Aidez-nous à aider les enfants de la rue de Bamako au Mali.


Juillet 2017, appel de Oumou Sangaré !

Appel à dons  http://www.sinjiya.org/don.html



video



2011, Oumou Sangaré passe la porte de Dalibougou !
Empreinte de gravité, 
elle vient de découvrir le travail de Sinjiya-ton...

Juste avant, guidée par Mamadou Touré, 
elle avait rencontré l'équipe d'encadrement et les enfants, et fait la visite des maisons.
Quelques jours plus tard, Oumou invitera quelques-uns des enfants "artistes" de Dalibougou à se produire,
et aussi à partager la scène avec elle.

Merci Oumou de votre soutien à la cause des enfants de la rue de Bamako !!! 

24 juillet 2017

Miss Mali 2008 «Miss Fatim», n'a pas oublié...

Miss Mali 2008, Fatoumata Koné «Miss Fatim», 
avait été couronnée en faisant la promesse de venir en aide aux couches les plus vulnérables de la société. 
8 ans après avoir remis sa couronne, mais toujours fidèle à sa promesse d’élection, 
«Miss Fatim» est venue à Dalibougou avec sa famille, le lendemain de la fête de l'Aïd,
afin de manifester sa solidarité envers les enfants et jeunes pensionnaires, en leur remettant des cadeaux de fête (vêtements, chaussures),
ainsi qu'une enveloppe de 50 000 f cfa.


Un grand merci, Miss Fatim, de ne pas avoir oublié, après tant d'années... 
Un excellent moment partagé !!!


24 juin 2017

La Ville de Vincennes solidaire des enfants de Dalibougou.

De la création locale de mobilier à la salle de lecture...
Grace à une subvention  provenant de la vente de livres de la bibliothèque de la Ville de Vincennes,
un espace polyvalent dédié au travail et à la lecture vient de voir le jour à Dalibougou.


 Au sein des unités pédagogiques de Sinjiya-ton (salle de classe, salle informatique…) un espace vient d’être aménagé et équipé avec des meubles qui ont tous été fabriqués par des artisans du quartier (tables, sièges, tabourets, étagères…).
Pour les finitions, l'équipe et les enfants de Dalibougou ont largement contribué également.


Cet espace fera office de salle de classe, d’ateliers et de bibliothèque pour les enfants et jeunes de Dalibougou qui, pour exprimer leur gratitude, ont décidé de peindre les tables aux couleurs de nos deux pays.

Merci à la ville de Vincennes pour sa contribution !!!
Bravo à tous pour ce beau travail !!!


23 juin 2017

Yasmine et ses amis, toujours solidaires des enfants de Dalibougou.

Yasmine continue à construire le pont de la solidarité entre le France et le Mali.


Cette année avec Mouss et Mody, ses amis parisiens, ils ont réussi à acheminer de bien lourdes barriques en plastique qui ont voyagé jusqu'à l'aéroport de Bamako par avion et par camionnette jusqu'à Dalibougou.

Ces barriques étaient pleine de leur fructueuse collecte de vêtements, chaussures, jeux, fournitures scolaires, produits d’hygiène, médicaments...  
qui ont vite été triés par les courageux jeunes de Dalibougou.

Merci encore une fois Yasmine pour ce soutien !!!
Merci Mody !!!
Merci Mouss !!!
Merci également à chaque donateur ayant répondu "présent" à cet appel de solidarité !!!

8 juin 2017

Dalibougou, la maison des enfants inondée.


Depuis cette année, la maison des enfants est inondée après chaque pluie par les eaux de ruissellement.
En cause, des travaux de reconstruction et de prévention des dégâts des eaux chez les voisins immédiats, obstruant et déviant le passage habituel des eaux pluviales.
la rue avant les travaux
l'eau, détournée par ce terre plein, se précipite vers la maison des enfants.
L’hivernage (la saison des pluies) a commencé avec une pluviométrie importante à Bamako, 
les enfants et l'équipe ont déjà du travailler dur pour sauver tout ce qui était au niveau du sol.



Après l'évacuation des eaux de ruissellement, 
la fosse septique et le puits perdu étant remplis et leur ouverture se trouvant au ras du sol, 
il a fallu faire appel au camion "aspirateur" pour les vidanger, sinon, les eaux usées auraient pris le relais en inondant la cour...

Quelques travaux provisoires ont donc été effectués pour empêcher les eaux de ruissellement de pénétrer dans la cour. 
En cas de pluie, cette structure métallique (amovible) est mise sur une petite digue, bordée par un châssis au sol et contre les murs à l'entrée pour repousser les eaux venant de l'extérieur sur la rue.


Nous devrons rapidement faire les travaux nécessaires pour dévier définitivement le chemin pris par toute cette eau.

Bravo à tous pour cette énergie mise au service de ce travail bien fastidieux !!!




6 juin 2017

L'IAM et ses étudiants, solidaires au long cours des enfants de Dalibougou

Pour la troisième année consécutive, les étudiants de l’Institut Africain de Management (IAM) manifestent leur solidarité envers les enfants de Dalibougou, à travers une journée de restitution pour le compte du projet
«Amnesty Social Challenge», initié par la direction de leur école.
Pour cet événement, la cour de Sinjiya-so (la maison des enfants) était pleine...



L’édition de cette année s'est tenue le 20 mai dernier, à Dalibougou en présence de Madame Oumou Sam (assistante du service de professionnalisation de l’IAM), qui représentait la direction de l’école.

Au menu de cette matinée :
- discours,

- prestations artistiques des jeunes de Dalibougou,

- remise des dons (produits alimentaires, produits d’hygiène, matériel de cuisine, matériel didactique et fournitures scolaires),

et un bon déjeuner pour tous.


Merci à Tidiani, Rokiatou, Aminata, Oumou, Oumar, Amra, Souleymane, Djéneba, Lalla, Bassirou, Fanta et leur capitaine d'équipe, Sira,
nos 12 étudiants solidaires pour cette année 2016 !
Merci à Madame Oumou Sam, responsable du projet «Amnesty Social Challenge» 
Merci à la Direction de l’IAM !
 Vivement la prochaine édition !!!