15 avril 2012

Dalibougou après le coup d'état militaire... Sinjiya-ton a connu des jours meilleurs...



L'instabilité politique au Mali a augmenté nos dépenses et réduit nos recettes.

La vie a repris son cours normal à Dalibougou.
Les salariés de Sinjiya-ton Mali ont pu retrouver le chemin du travail.
Les enfants ont repris le chemin de l'école.

Malheureusement, cet épisode laissera des traces dans la vie de tous.
Le stress des premiers jours, bien sûr, mais pas seulement.

Sinjiya-ton Mali vit, en grande partie, grâce à la générosité de particuliers et d'entreprises,
et également, de ressources provenant des chambres d'hôtes.
Depuis 2 ans, depuis que les touristes ne vont plus au Mali, les recettes des chambres d'hôtes n'existent plus, mais surtout,

plus de nouveaux parrainages... 


En effet, une grande majorité des parrains et marraines sont des personnes de passage qui ont pu constater par elles-mêmes de la qualité du travail réalisé par l'équipe de Sinjiya-ton Mali au bénéfice des enfants accueillis à Dalibougou.

Par ailleurs, Mamadou Touré qui a du faire face à une dose de stress encore plus importante qu'à son habitude, est maintenant bien affaibli. 
Il est malade mais bien pris en charge.
Il ne pourra pas venir en France comme prévu, au mois de mai prochain.

Bien sûr, nous sommes dans l'incertitude totale quant à la suite des évènements.

Mais, comme les histoires finissent souvent bien …  

Sur les 9 enfants de la rue réfugiés à Dalibougou pendant la période du couvre feu, 
7 ont décidé de s'y installer.
Même si c'est une difficile transition à gérer pour l'équipe car l'arrivée massive d'enfants de l'extérieur n'est jamais simple,
même si financièrement, ce n'est pas anodin...
Nous sommes très heureux pour ces enfants qui ont enfin pu se poser et trouver leur place.