21 septembre 2011

Coline, stagiaire de Sciences Po Lille, 7 mois à Dalibougou

Etudiante à Sciences Po Lille, j’ai effectué mon stage long de troisième année à Sinjiya-ton, chargée de la recherche de financement. Ces sept mois ont été pour moi une expérience hors du commun de découverte et d’apprentissage. Brièvement, ma tâche consistait à répertorier toutes les possibilités de financement à Bamako, et à présenter l’association à toutes les structures concernées.
Une chose est sûre, Dalibougou est un petit monde surprenant et perpétuellement en effervescence. S’y mêlent dans un joyeux brouhaha, une bonne dose de rêve, de courage et d’inattendu. Les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas. Et sans exagérer, son atmosphère presque indescriptible, a même un petit côté ‘magique’ : j’y ai laissé un bout de moi, tout en revenant grandie.
Sinjiya-ton est comme une grande famille, qui avance aussi fièrement que dignement. Elle sait rester authentique et porteuse d’espoir. Jour après jour, c’est avec une détermination doublée de réelles compétences que son équipe s’engage pour le respect des principes de non-violence, de partage et de réciprocité. Dalibougou ne cesse de s’agrandir, sans que le remarquable travail de l’association ne perde en qualité.
Ainsi, tout au long de cette aventure géniale et mouvementée, non seulement j’ai eu la chance de faire de superbes rencontres et de tisser des relations sincères, mais je suis également tombée sous le charme de ce Mali si riche et bariolé.
Avec à chaque fois une forte émotion, et aujourd’hui – je dois l’avouer - une certaine nostalgie, le film de mon aventure repasse en boucle dans mes pensées. Cela ne fait aucun doute, je garderai pour longtemps encore le souvenir des enfants de Dalibougou, qui m’ont apporté bien plus que je n’aurais pu l’espérer.   
Un immense merci à Mamadou Touré, auprès de qui j’ai tant appris. Son dévouement, sa grandeur de cœur et son talent unique avec les enfants, n’ont eu de cesse de m’impressionner. J’adresse un clin d’œil à Bintou T., Georges, Batoma, Amara, Moussa, Siem, à toute l’équipe de soutien et aux éducateurs, en souvenir des moments fabuleux passés en leur compagnie, et de l’affection que je leur porte. Sans oublier bien-sûr tous les enfants…
Enfin, dernier mot pour mes très chers « compagnons de fortune* ». Je cite bien-sûr Véro, Elise, Mary-Jo, Mounia, Sarah et tous les autres …  
* stagiaires et bénévoles croisés à Dalibougou