15 novembre 2009

Bernard, suite à une tournée de nuit dans les rues de Bamako avec Mamadou Touré

Nous avons pour habitude d’avoir comme image de l’Afrique; l’accueil et la solidarité.
Mais il y a une autre image, que nous connaissons peu ou que nous feignons de ne pas connaître. C’est celle de toutes ses misères, de l’indifférence et de l’injustice sociale.
Certes, nous nous donnons parfois bonne conscience en soutenant une action ponctuelle, par un voyage solidaire, un don, le passage dans une maison d’hôtes où notre contribution va directement aux bénéficiaires.
C’est bien, mais cela ne suffit pas! Toute action a besoin d’être pérenne si nous voulons aller au but que nous nous sommes fixé.
Ce but, pour l’Association Sinjiya Ton, c’est de redonner un sens à la vie et un lien social à tous ces enfants des rues, désorientés et terriblement démunis.
J’ai fait un premier séjour à Dalibougou en 2007.
Comme tous, j’ai participé à la vie quotidienne de la maison des enfants.
Avec l’Association Vision Du Monde, dont je fais partie, nous avons cofinancé la salle informatique.
Cette salle va permettre aux enfants de s'ouvrir un peu plus sur le monde et de contribuer efficacement à leur réinsertion sociale et professionnelle.
Lors de mon deuxième séjour en octobre 2009, quelque chose m’a poussé à aller encore plus loin.
Comment ces enfants en sont arrivés là ?
J’ai donc fait une maraude (tournée de nuit) avec Mamadou Touré. Il n’y a pas de mots assez forts pour expliquer le ressenti de cette maraude… Il faut le vivre…
Trois semaines après mon retour, les images sont toujours aussi fortes et je crois qu’elles ne s’effaceront jamais…
Cela a donné un nouveau sens et nouveau départ a mon soutien pour l’Association Sinjiya Ton. Mais surtout l’envie et le désir que cette action devienne pérenne dans le temps. Pour cela, un seule alternative.
C’est mon soutien par le parrainage pour ces enfants.
C’est la seule façon d’aider à long terme, l’œuvre accompli par Mamadou Touré.
Bien sûr, certains diront que ce n’est qu’une goutte d’eau ! Mais comme le disait Sœur Emmanuelle « Cette goutte d’eau, je la verserai jusqu’à la fin de ma vie ».
En espérant, que ces gouttes d’eau se multiplient et finissent un jour par remplir et faire déborder le vase vide de l’injustice sociale...