14 novembre 2009

Florent, stagiaire, 1ère année de master en sciences politiques à Paris Dauphine, 3 mois à Dalibougou, été 2009

Le but de faire un stage en Afrique était double : quitter les bancs de la fac, les dissertations à dormir debout, mais surtout découvrir un continent dont on ne parle malheureusement que trop peu.

Je voulais partir seul, pour me confronter à un environnement inconnu, tester mes capacités d'adaption et de socialisation. Lorsque l'avion s'est posé de nuit à Bamako, j'étais fin prêt... Bien que le taxi soit tombé en panne au milieu de nulle part, je finis par arriver à Dalibougou. "Georges" m'a très bien accueilli. Les éducateurs se montrèrent très chaleureux et les enfants assez locasses... Et oui, l'hospitalité chez les maliens est semblable au climat !!!

Une chance supplémentaire fut de rencontrer Caroline, une stagiaire originaire des Pyrénées, comme moi. L'entraide a été immédiate, ce qui a grandement facilité mon intégration. Petit à petit j'ai observé les méthodes de travail des éducateurs, de l'instituteur. Ainsi, j'ai progressivement apporté ma modeste contribution aux enfants : soutien scolaire individuel (maths, alphabétisation, anglais...), entraînements de basket, assistance à l'infirmerie...

Pour faciliter mon travail, j'ai appris quelques mots de bamanan auprès des enfants et de l'équipe d'encadrement. Les relations devinrent réciproques, comme "Georges" m'a dit un jour : "On a besoin de toi et toi, tu as besoin de nous".

Mamadou le vénérable chef de cette joyeuse tribu m'a laissé une marge de manoeuvre relativement importante, ce qui m'a permis de mener à bien mon travail... Les progrès en français de certains furent saisissants !!!

Je suis obligé de parler de la journée de l'enfant du 16 juin, une journée comme il en existe peu. Placée sous le signe du partage, Les enfants offrirent des cadeaux aux habitants du quartier.

Ce jour là, Gaoussou m'a donné une très jolie chemisette et sur le coup, je fus très gêné, mais il m'a répondu "Ici, c'est comme ça". Je ne m'en suis pas encore remis...

C'est à cela qu'a ressemblé mon séjour au Mali.

Des rencontres aussi sincères qu'inattendues, des enfants vifs et intelligents, des éducateurs méritants et des sourires, beaucoup de sourires.

Mention spéciale pour les couchers de soleil au-dessus du fleuve Niger, de Ségou à Bamako !!!

Les adieux furent difficiles, mais ce sera plus facile de se retrouver... C'est une étrange sensation que de ne plus être entouré par tous ces enfants tellement attachants.

L'Afrique m'a pris une part de moi-même, mais elle m'a donnée en retour quelque chose d'essentiel : une leçon d'humanité...

La photo du coucher de soleil sur le Niger est l'une des magnifiques photos de l'album de Florent, que vous pouvez retrouver sur sa page facebook ou celle de Sinjiya-ton.