25 décembre 2009

Un article paru dans Marianne en mai 2008


Ci-dessous, un article écrit par Frédérique Briard pour le journal Marianne (n°577, rubrique coups de coeur), à propos du travail de Mamadou Touré, président fondateur de Sinjiya-ton Mali et directeur de Dalibougou.

Toujours d'actualité...


Depuis 1997, Mamadou sillonne de nuit les quartiers de Bamako (Mali), où survivent les enfants des rues, pour leur offrir une chance de s'en sortir. 

Sans commentaire, il exhibe le butin de ses tournées nocturnes: chiffons imbibés de colle, armes artisanales en bois, pointes de fer... Autant de vestiges de l'enfer que ces petits parias de la société malienne décident de lui confier pour tenter une autre vie. 

Avec son association, Sinjya-ton, Mamadou a ouvert la maison de Dalibougou, qui accueille une trentaine d'enfants.

Avec éducateurs, instituteur, médecin, psychologue, il consacre sa vie à réinsérer ces gamins par la parole et l'attention. Un travail de fond mené à petite échelle, mais qui porte des fruits pour sortir de la violence de la rue.

Frédérique est retournée à Dalibougou 4 ans après. Vous pouvez lire son témoignage.

20 décembre 2009

Sinjiya-ton sur une chaîne du câble parisien

Noël en avance pour l'association Sinjiya-ton qui était invitée à participer au Noël de l'amitié,
émission animée par Dorothée sur la chaîne parisienne IDF1.

19 décembre 2009

En 2009, vous êtes allés à la rencontre des enfants de Dalibougou

Tout au long de cette année qui se termine bientôt, vous avez été nombreux à participer, plus ou moins longtemps, à la vie de Dalibougou :
- retraités solidaires :
Christiane aura passé 3 mois plus particulièrement auprès de Bintou, afin de l'aider à se rapprocher d'un niveau scolaire de 4ème, dans le but qu'elle puisse intégrer un organisme de qualité pour continuer sa formation en coiffure et qu'elle puisse un jour, vivre de son métier.
Geneviève, après être passée rapidement à Dalibougou avec Vision du Monde, a fêté sa retraite en demandant comme cadeau de départ à ses amies, de faire un don au profit de Sinjiya-ton... Nous avons reçu un chèque de 450€.
- stagiaires solidaires : Caroline, Florent*, Adèle et Marie-Cécile se sont impliqués, autant dans le soutien scolaire que dans l'animation culturelle et ludique auprès des enfants.
- vacanciers solidaires : Marie*, Claire*, Clémence*, Perrine et Thibault ont pris sur leurs vacances pour rester quelques temps auprès des enfants de Dalibougou et leur faire profiter de leurs talents d'animation...
- artistes solidaires : Cheick Tidiane Seck, Diam's, Tiken Jah Fakoly, Emma Hernandez, Laura Hinstin, Fanny Marchal, Marie Legros, ont partagé des moments riches avec les enfants de Dalibougou, la plupart d'entre eux, passionnés de création artistique en tout genre.
- professionnels solidaires :
Hélène (psychologue), Florence (dermatologue), Anna* (infirmière), ont partagé des créneaux d'animation dans leurs domaines respectifs, avec le personnel encadrant intervenant auprès des enfants (psychologue, médecin)
Diane est venue échanger avec Bintou des pratiques de leur profession (future pour Bintou), la coiffure.
Patrice*, éducateur spécialisé travaillant auprès des jeunes en situation de rue à Paris et qui était déjà à Dalibougou il y a 3 ans, est venu à nouveau échanger avec l'équipe.
et puis tous les autres, venant d'horizons aussi variés qu'intéressants, que nous ne pouvons pas citer car trop nombreux,
parents ou futurs parents d'enfants originaires de ce pays si attachant,
voyageurs de passage...
Nous tenons à tous vous remercier pour vos apports !!!!!!
Ces échanges sont toujours extrêmement fructueux
et les enfants de Dalibougou sont toujours aussi friands de ces enrichissantes rencontres.
Comme tous les enfants, ils sont fiers de sentir l'importance qu'ils ont à vos yeux...
*Vous pouvez lire leurs témoignages sur ce blog

2 décembre 2009

C'était aussi la fête pour les enfants de Dalibougou !

Il y a peu de temps, pour tous les musulmans du monde, c'était la fête de l'Aïd El Khebir et donc, bien sûr, une occasion de partager un bon repas.
Nous n'avons malheureusement pas de photos de ce moment car l'appareil qui avait été confié à nos jeunes reporters n'a enregistré que des photos d'animaux... aucune du repas...

Nous vous présentons donc les pauvres bêtes vivant leur derniers moments avant leur passage par les grosses marmites des cuisinières de Dalibougou.

Le boeuf a été offert par la Direction Nationale du Développement Social (DNDS)

et le bélier a été offert par le Club Séko Bengaly Traoré.

Juliette Soto, présidente de l'association Léo, nous a apporté

cette belle guirlande lumineuse, offerte par l'entreprise Blachère Illumination de Apt,
qui est venue rajouter à la décoration de la fête...

Un grand merci à ces donateurs !!!
Les enfants de Dalibougou sont très sensibles à ce qu'ils mangent...
Ils sont aussi très sensibles à des petits plus qui leur signifient qu'ils méritent, comme chacun d'entre nous,
un peu plus que l'essentiel...

15 novembre 2009

Bernard, suite à une tournée de nuit dans les rues de Bamako avec Mamadou Touré

Nous avons pour habitude d’avoir comme image de l’Afrique; l’accueil et la solidarité.
Mais il y a une autre image, que nous connaissons peu ou que nous feignons de ne pas connaître. C’est celle de toutes ses misères, de l’indifférence et de l’injustice sociale.
Certes, nous nous donnons parfois bonne conscience en soutenant une action ponctuelle, par un voyage solidaire, un don, le passage dans une maison d’hôtes où notre contribution va directement aux bénéficiaires.
C’est bien, mais cela ne suffit pas! Toute action a besoin d’être pérenne si nous voulons aller au but que nous nous sommes fixé.
Ce but, pour l’Association Sinjiya Ton, c’est de redonner un sens à la vie et un lien social à tous ces enfants des rues, désorientés et terriblement démunis.
J’ai fait un premier séjour à Dalibougou en 2007.
Comme tous, j’ai participé à la vie quotidienne de la maison des enfants.
Avec l’Association Vision Du Monde, dont je fais partie, nous avons cofinancé la salle informatique.
Cette salle va permettre aux enfants de s'ouvrir un peu plus sur le monde et de contribuer efficacement à leur réinsertion sociale et professionnelle.
Lors de mon deuxième séjour en octobre 2009, quelque chose m’a poussé à aller encore plus loin.
Comment ces enfants en sont arrivés là ?
J’ai donc fait une maraude (tournée de nuit) avec Mamadou Touré. Il n’y a pas de mots assez forts pour expliquer le ressenti de cette maraude… Il faut le vivre…
Trois semaines après mon retour, les images sont toujours aussi fortes et je crois qu’elles ne s’effaceront jamais…
Cela a donné un nouveau sens et nouveau départ a mon soutien pour l’Association Sinjiya Ton. Mais surtout l’envie et le désir que cette action devienne pérenne dans le temps. Pour cela, un seule alternative.
C’est mon soutien par le parrainage pour ces enfants.
C’est la seule façon d’aider à long terme, l’œuvre accompli par Mamadou Touré.
Bien sûr, certains diront que ce n’est qu’une goutte d’eau ! Mais comme le disait Sœur Emmanuelle « Cette goutte d’eau, je la verserai jusqu’à la fin de ma vie ».
En espérant, que ces gouttes d’eau se multiplient et finissent un jour par remplir et faire déborder le vase vide de l’injustice sociale...

14 novembre 2009

Florent, stagiaire, 1ère année de master en sciences politiques à Paris Dauphine, 3 mois à Dalibougou, été 2009

Le but de faire un stage en Afrique était double : quitter les bancs de la fac, les dissertations à dormir debout, mais surtout découvrir un continent dont on ne parle malheureusement que trop peu.

Je voulais partir seul, pour me confronter à un environnement inconnu, tester mes capacités d'adaption et de socialisation. Lorsque l'avion s'est posé de nuit à Bamako, j'étais fin prêt... Bien que le taxi soit tombé en panne au milieu de nulle part, je finis par arriver à Dalibougou. "Georges" m'a très bien accueilli. Les éducateurs se montrèrent très chaleureux et les enfants assez locasses... Et oui, l'hospitalité chez les maliens est semblable au climat !!!

Une chance supplémentaire fut de rencontrer Caroline, une stagiaire originaire des Pyrénées, comme moi. L'entraide a été immédiate, ce qui a grandement facilité mon intégration. Petit à petit j'ai observé les méthodes de travail des éducateurs, de l'instituteur. Ainsi, j'ai progressivement apporté ma modeste contribution aux enfants : soutien scolaire individuel (maths, alphabétisation, anglais...), entraînements de basket, assistance à l'infirmerie...

Pour faciliter mon travail, j'ai appris quelques mots de bamanan auprès des enfants et de l'équipe d'encadrement. Les relations devinrent réciproques, comme "Georges" m'a dit un jour : "On a besoin de toi et toi, tu as besoin de nous".

Mamadou le vénérable chef de cette joyeuse tribu m'a laissé une marge de manoeuvre relativement importante, ce qui m'a permis de mener à bien mon travail... Les progrès en français de certains furent saisissants !!!

Je suis obligé de parler de la journée de l'enfant du 16 juin, une journée comme il en existe peu. Placée sous le signe du partage, Les enfants offrirent des cadeaux aux habitants du quartier.

Ce jour là, Gaoussou m'a donné une très jolie chemisette et sur le coup, je fus très gêné, mais il m'a répondu "Ici, c'est comme ça". Je ne m'en suis pas encore remis...

C'est à cela qu'a ressemblé mon séjour au Mali.

Des rencontres aussi sincères qu'inattendues, des enfants vifs et intelligents, des éducateurs méritants et des sourires, beaucoup de sourires.

Mention spéciale pour les couchers de soleil au-dessus du fleuve Niger, de Ségou à Bamako !!!

Les adieux furent difficiles, mais ce sera plus facile de se retrouver... C'est une étrange sensation que de ne plus être entouré par tous ces enfants tellement attachants.

L'Afrique m'a pris une part de moi-même, mais elle m'a donnée en retour quelque chose d'essentiel : une leçon d'humanité...

La photo du coucher de soleil sur le Niger est l'une des magnifiques photos de l'album de Florent, que vous pouvez retrouver sur sa page facebook ou celle de Sinjiya-ton.

5 novembre 2009

Les enfants de Dalibougou reprennent le chemin de l'école

Le 5 octobre dernier, après trois longs mois de vacances*, les enfants de Dalibougou ont repris, enfin, le chemin de l'école**.
Voici quelques images de ces départs matinaux.
On prépare le petit Mamadou qui, après son petit déjeuner, partira pour l'école maternelle (appelée "Jardin" au Mali). Il y sera accompagné par son grand frère Yacouba.
Pendant ce temps, c'est le petit déjeuner pour tout ce petit monde. Ce matin, Mamou est en pleine forme mais ni Djibril, ni Maï ne sont vraiment réveillés.
C'est l'heure de partir et les plus jeunes enfants, soit seuls, soit en petits groupes, se dirigent vers l'école élémentaire du quartier de Magnambougou.
Leur école est une école communautaire, c'est à dire une école payante de quartier, d'un meilleur niveau que les écoles publiques qui souffrent d'un absentéisme récurant.
Environ au même moment, Ousmane** part pour son collège (un collège privé), et Gaoussou** pour l'Institut National des Arts où il se prépare à une carrière de comédien.
Chaque matin d'école, la maison se vide petit à petit et la cour de Dalibougou retrouve son calme jusqu'à midi.
Elle est laissée aux cuisinières qui prépareront le déjeuner pour tous, environ 50 personnes...
* voir les articles concernant les vacances de cet été
**voir l'article "les enfants de Dalibougou travaillent bien à l'école"

25 octobre 2009

La salle informatique de Dalibougou fait le plein

Devant la salle informatique* (qui jouxte la maison des filles, sinjiya so 2), les enfants de Dalibougou et leurs amis du quartier attendent impatiemment mais néanmoins tranquillement, qu'une place se libère pour aller, à leur tour, travailler et jouer sur l'un des ordinateurs mis à leur disposition par Sinjiya-ton.
À l'intérieur de la salle, c'est le silence... Probablement l'endroit le plus calme du quartier...
Les enfants sont tous très concentrés.
Travail sous EXCEL pour Ousmane, sous WORD pour Rokia... (suite Office de microsoft)
Samballa, l'animateur informatique, passe auprès de chacun des enfants afin de les guider dans leurs premiers pas ou dans leurs recherches, de leur soumettre des petits exercices selon leur niveau, leurs capacités et aptitudes respectives.
Après le travail, un peu de détente avec les jeux...
Dans tous les cas, quelle fierté, quelle satisfaction !!! Il suffit de voir le sourire radieux de Hawa pour s'en convaincre...
Un nouveau pas pour les enfants de Dalibougou...
* Le matériel informatique équipant cette salle a été offert par des donateurs privés ou des entreprises, et les travaux d'aménagement ont été réalisés grâce à un don du voyagiste solidaire vision du monde (lire l'article "Un grand merci aux entreprises solidaires des actions de Sinjiya-ton")